Textes réunis et commentés par Paméla Ramos, éditions Belles
Lettres.
De Marc-Aurèle (121-180) l'Histoire retient surtout l'empereur philosophe, opposant bonté, raison et tempérance aux troubles d'un empire chancelant.
Fils adoptif d’Antonin le Pieux, fort d'une solide éducation, il prend le pouvoir tardivement, non sans appréhension. Partisan du peuple et du Sénat, il affrontera avec patience et endurance
malgré une santé précaire, les prémisses des invasions barbares. Il subira la grande peste de 167, l'épreuve du partage du pouvoir, la trahison de son général Cassius, et le fanatisme chrétien,
vivace et encore neuf.
Solitaire écrivant ses Pensées les soirs de campagne, Marc Aurèle ne renoncera jamais à la
philosophie comme remède, comme lien universel ne souffrant aucune frontière, poursuivant un idéal d’unification des peuples en une Cité commune, régie par la raison.
Raillé par ses détracteurs pour son manque de dureté et de vigueur, encensé par son entourage pour ses qualités humaines exceptionnelles, il laissera à l’Empire romain un fils tyrannique et
violent, Commode, qui s’empressera de piétiner les principes de son père.
L'Histoire auguste, Dion Cassius, Fronton, Eusèbe de Césarée ou encore Aurélius Victor, témoins
et historiens antiques, nous dévoilent qui fut véritablement Marc Aurèle, entre pouvoir et réflexion.
Statue équestre de Marc Aurèle, place du Capitole à
Rome.
Par Gen.
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