Un morceau sidérant, bien digne de figurer dans les Annales de la Déconnologie !
On en trouve l'original à la page 16 du bulletin "Apprentissages et langues anciennes" publié en 1997 par le CRDP du Nord-Pas de Calais , sous le
titre : "Construire le sens dans l'acte de lecture" .
Une didacticienne y crève le plafond du saugrenu de la façon inouïe qui suit . Elle explique d'abord que "le lecteur accepte d'être manipulé par le scripteur, d'être en quelque sorte
son instrument." Elle se déchaîne alors en prenant appui sur des graffitis antiques manifestement relevés dans des latrines où se lisaient déjà les insultes traditionnelles à
l'adresse de "celui qui le lira". C'est là que l'inspirée prend son essor en démontrant qu'un livre est " le théâtre d'une scène pédérastique " où le lecteur tient le rôle de
"l'enculé ". Elle en déduit illico qu'il urge, dès lors, pour tout lecteur, d'adopter la posture de "construction du sens ". Ne trouve-t-on pas en
effet, en grec aussi bien qu'en latin, des inscriptions portant que " celui qui écrit enculera le lecteur " ?
Cette anecdote vérifiable nous rappelle qu'il existe, parmi les férus de pédagogie, une quantité inquiétante de simplets
dangereusement surestimés par leurs pairs.
Par Gen.
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