Cours de grec moderne ! To kalokairaki ô ô ô moni sti ghi !
l'image est certes un tantinet ringarde ! mais la chanson grecque est sympa !
Zyrànna Zatéli.
"Chaque fois que je demande à Zyrànna Zatèli ce qu'il faut traduire dans son deuxième recueil de nouvelles, Gracieuse dans ce désert, pour séduire nos éditeurs, elle répond : Commence par «Le vent d'Anatolie». Elle y voit le sommet du livre ; c'est aussi le texte le plus long. Voilà pourquoi sans doute j'ai commencé par «La tête de veau» (cf. MADE IN GREECE). Aujourd'hui, me replongeant dans ce «Vent d'Anatolie» lu à sa parution il y a vingt ans, je me demande comment j'ai pu oublier une splendeur pareille.
Les heureux lecteurs de La fiancée de l'an passé (hélas épuisé) se retrouveront en pays de connaissance. On peut difficilement faire plus zatélien que cette histoire, autrement dit plus magique. Plusieurs passages sont pour moi parmi les plus forts, les plus beaux jamais écrits sur la mort. La narratrice encore enfant, intermédiaire entre les vivants et une malade qui n'est déjà plus des nôtres, n'est-ce pas aussi une figure de l'écrivain, ce passeur entre un autre monde et le nôtre ? J'ai traduit toute la nouvelle en retenant mon souffle, mais les pages du milieu, surtout, m'ont donné le frisson.
Un éditeur francophone daignera-t-il se pencher un jour sur ce joyau ?"
Michel Volkovitch, traducteur pour Quidam éditeur ( poche)
Une étonnante histoire, qui commence par un fantôme, celui d'une jeune fille Moskhoùla, qui signale malgré elle à la narratrice, une enfant tout aussi singulière, "une cour solitaire, où les narcisses mauves et les coquelicots ne laissaient q'un étroit passage vers une maison"... celle de la Vieille Anatolie. C'est alors qu'elle la découvre enveloppée d'un "brouillard en poussière d'or, de particules microscopiques dorées, suspendues, immobiles". Elle est fascinée par son visage, sans expression, "à cela près que ses yeux, étaient troublants : enfoncés, fendus, très humides, parfaitement sombres, ils luisaient comme un marécage, comme une boue d'un vert noir sous les rayons du soleil ou de la lune, Parler d'yeux de singe, de loup, de brebis égorgée, tout cela ensemble, n'est sans doute pas exact..."
La fascination présente dans beaucoup de romans grecs contemporains, chargée de mythes et intimement liée à la mort, émane de ce petit livre, entre innocence et cruauté.
Lien vers Quidam Editeur: http://www.quidamediteur.com/
La Cocotte déchaînée
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http://grillon-anosyros.blogspot.com/2012/02/hommage-jacqueline-de-romillv.html
cocotte
déchaînée a contribué à l'entreprise en traduisant, lIvre III , les Adages 2401 à 2500, pages 202 à 247. " Le rire sardonique".