Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 21:03

Compagnie Salammbô a le plaisir
de vous présenter sa nouvelle création :


 


Au début du XXe siècle, Isabelle Eberhardt, jeune femme suisse d’origine russe, part en Algérie vivre au milieu du désert. Elle s’habille en homme, apprend l’arabe, adopte le mode de vie des nomades, et écrit. Un homme vivant de nos jours, un peu biographe, s’éprend à la fois du personnage et de ses textes. Le spectacle est l’histoire de leur rencontre rêvée. A travers le dialogue qui naît entre les personnages surgissent les désirs, les revendications, les engagements, les doutes aussi, de cette femme entière, éprise de liberté.

Les 29 et 30 avril 2011 à 20h30, le 1er mai à 17h
au Théâtre « Toujours à l’horizon »
chaussée de Ceinture Nord, Port de La Pallice 17000 La Rochelle
Réservations : 05 46 42 05 58
Tarifs : 13€ / 8€ (-26 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, adhérents)

Le 6 mai à 20h30
galerie « En avant première »
32 rue du Faubourg St Gilles 17700 Surgères
Réservations : 05 46 27 24 99 / 06 84 19 96 91

Le 7 mai à 20h30
salle des fêtes de Vérines
15 rue de la Verrerie 17540 Vérines
Réservations : 06 86 71 27 79
Tarifs pour ces 2 dates : 10 € / 7 € (-16 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, adhérents)

Par Cocotte - Publié dans : Mon petit théâtre
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 18:44
le Chant de Maria Farantouri et les mystères d'Eleusis ! magnifique !
Par Cocotte - Publié dans : musique et danse - Communauté : Philhéllène
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Lundi 27 décembre 2010 1 27 /12 /Déc /2010 14:14
Je suis très émue, en fin de carrière, d'entendre cette belle voix au timbre bien marqué, comme au théâtre, la voix de Jacqueline de Romilly qui dit de si belles choses sur son métier et son humble transmission des beaux textes, son propos est aussi  malicieux ! un grande connivence et un  bonheur à  partager !
La Cocotte enchantée .
Par Cocotte - Publié dans : AGENDA
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 15:06

 

 

Je viens de terminer un livre de nouvelles traduites du persan  " Le Goût âpre des kakis" écrit par une auteure iranienne Zoyâ Pirzâd.

C'est écrit à la manière des contes persans, avec des nouvelles emboîtées et des échos comme ce sac à fermeture éclair qui se ferme ou s'ouvre dans toutes les nouvelles.

Le  récit intitulé "le Père-Lachaise", au centre de l'édifice est particulièrement remarquable : comme dans les autres nouvelles, nous assistons au chassé-croisé des amants, ici de  Morad et de Taraneh qui aboutit dans ce cimetière célèbre de Paris.  Cette lecture est une dégustation au goût  aussi de tous les plats savoureux qui de cuisinent  dans les appartements de Téhéran !

 

 Le Goût âpre des kakis: dernière nouvelle du livre:

 

Un bassin, des massifs de roses et un plaqueminier donnent de quoi s’occuper au jardinier d’une vieille dame qui, depuis la mort de son mari, se sent très seule et en danger dans sa grande maison au cœur de la ville. Les fleurs donnent des fruits, les kakis mûrissent et elle ne se prive pas d’en offrir, notamment à son locataire.
Des liens subtils se tissent entre eux, que vient troubler l’apparition d’une fiancée…
Dans le Goût âpre des kakis, Zoyâ Pirzâd explore sous divers angles, avec subtilité, lucidité, tendresse et une certaine nostalgie, la vie de couple en Iran. Une quête passionnante et universelle qu’on retrouve et qu’on a déjà pu apprécier dans son recueil de nouvelles Comme tous les après-midi ou son roman On s’y fera.

 

 Editions Z  comme ZULMA, sur ce site :

www.zulma.fr

 

Ma prochaine lecture chez ce même éditeur : Rosa Candida d'une auteure islandaise : Audur Ava Olafsdottir.

Audur Ava Ólafsdóttir
Rosa candida
Littérature scandinave
C’est dans une serre que le jeune Arnljotur aura aimé Anna une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. Un roman d'une candeur désopilante.

 

Cette fois il s'agit d'une réécriture moderne de candide, road movie dont notre héros sort plus ingénu que jamais avec son angelot sur le dos et dans ses bagages trois boutures de Rosa Candida variété de roses cultivées dans le jardin de sa mère.

 

La cocotte enchantée

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Par Cocotte - Publié dans : Ma bibliothèque
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Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 17:52

"19 novembre 2010. Le site officiel du lycée Robert Schuman du Havre, placé sous la responsabilité du chef d'établissement, M. Jean-Marc Guérard, et de Mme le recteur Marie-Danièle Campion, vient de publier une page consacrée à un thème de Sciences économiques et sociales : l'homoparentalité (1).

Pourquoi pas… Il y a, sur ce sujet, quantité d'essais et d'études scientifiques qui peuvent servir de base à une réflexion intelligente et éclairée, et il existe bon nombre de spécialistes dont les noms émergent peu à peu dans le débat public (2). Las, nous sommes aujourd'hui à l'ère des EPLE autonomes, des TICE, des TPE, des IDD, de l'ECJS (3), j'en oublie sûrement, parmi tous les sigles ronflants et creux que l'imagination débordante du ministère crée pour divertir les enseignants et les élèves — dont une bonne partie commence aujourd'hui à murmurer "We are not amused". Pas question donc de s'intéresser à des recherches approfondies — ou de s'intéresser tout bonnement à la réalité : on se contentera d'effleurer vaguement quelques thèmes d'actualité en laissant s'exprimer le savoir intuitif (oxymore !) des élèves, dont il faut désormais développer les compétences innées (oxymore aussi !) et l'autonomie. 

La page publiée par le site du lycée Robert Schuman du Havre est caractéristique du résultat auquel il est naturel d'aboutir, lorsque l'on associe l'idéologie de "l'élève au centre" chère à Lionel Jospin et à Philippe Meirieu, les bienfaits apparemment incontestables de l'auto-construction des savoirs, la nécessité pour les élèves de s'exprimer-s'épanouir-communiquer-produire-créer, et les avantages des TICE.

Qu'y apprend-on, en effet ?

D'abord, que l'homoparentalité est "un phénomène de société" qui est "né en Europe". Passons sur le "phénomène de société" — nous avons échappé de peu à "phénomène de foire" — (4), mais la "naissance" de l'homoparentalité en Europe est un scoop.

Mais il peut s'agir d'une simple approximation confondant l'existence d'un fait et sa reconnaissance, et il ne faut pas être trop sévère : passons donc également sur ce point.

La situation se gâte lorsque la page web aborde le thème qu'elle va traiter : "Quels problèmes peut poser l'homoparentalité ?". Finie la dialectique bête, qui consistait autrefois à étudier des arguments opposés, pour en dégager un point de vue le plus nuancé et objectif possible. Désormais, grâce aux réformes destinées à moderniser notre système d'enseignement archaïque, il n'y a plus que dans les brochures Acadomia de la rue Saint-Jacques, de Versailles et d'Enghien-les-Bains que l'on peut encore lire la phrase "Il faut surmonter dialectiquement notre altérité réciproque", correctement attribuée à Hegel (5). Place à la modernité ! Signalons que l'enseignant qui a validé cet article est un spécialiste du mind maping, technique destinée à savoir étudier un thème à l'aide de schémas fumeux et à structurer la résolution d'un problème simple sous la forme la plus complexe possible. Apparemment, il y a encore du travail pour améliorer la méthode. 

Mais le meilleur reste à venir. Dix problèmes sont listés pour résoudre la question objective et neutre annoncée, "Quels problèmes peut poser l'homoparentalité ?".

La maïeutique socratique vantée par bon nombre d'inspecteurs a permis de faire émerger, entre autres, les points suivants : 
- D'abord, "l'enfant ne saura pas qui appeler "papa ou maman"", 
- Ensuite, "ils (?) ne sauront pas éduquer leurs enfants", 
- D'autre part, "il doit faire deux cadeaux lors des fêtes parentales" (!), 
- Enfin, "il peut devenir plus tard homosexuel".

Nous passons délibérément sur "il peut avoir honte" (argument 9), "il pourrait avoir honte du regard des autres" (argument 4), "il peut se sentir différent" (argument 5), "il peut se sentir mal" (argument 7) et "il aura beaucoup de mal à en parler" (argument 10). La diversité est à la mode, mais pas dans l'argumentation. Concentrons-nous donc sur les quatre arguments listés ci-dessus, dont on ne sait déterminer s'ils sont risibles ou affligeants. Qu'un enfant puisse devenir homosexuel parce que ses deux parents sont homosexuels, il n'y a plus, mis à part le Lycée Robert Schuman du Havre, qu'un quarteron d'évangélistes américains cacochymes pour affirmer pareille carabistouille. Même MM. Vanneste et Gollnisch, dont on sait le peu d'affection pour les "invertis notoires", ne croient plus à ce genre d'arguments. Quant aux cadeaux des fêtes parentales, on voit que l'instauration d'enseignements obligatoires d'économie et de gestion en classe de seconde commence déjà à porter ses fruits : les petits Français géreront leur argent moins négligemment que Liliane Bettencourt. 

La cerise sur le gâteau, c'est que ces affirmations grotesques, et c'est là sans doute ce qui constitue la plus grave erreur, ont été lues, approuvées, validées et mises en ligne par un enseignant, titulaire du CAPES, qui a cru bon de diffuser au travers du site officiel du lycée la sacro-sainte parole des élèves — qui n'a pas, idéologiquement, à être remise en cause, puisqu'elle est par nature spontanée, créative, pertinente et intelligente. Qu'elle n'est jamais la caricature des remarques caricaturales entendues çà et là.

Que l'enseignant qui a validé ces lignes soit d'accord ou non avec les thèses avancées n'est même plus le problème : il se retranchera naturellement derrière la parole des élèves, au sujet desquels il a cru bon de préciser : "Cet article est un exercice argumentatif qui n'engage pas l'opinion des élèves". Des propos engagent une opinion : si ce n'est celle des élèves, de qui s'agit-il ? Bien entendu, cette liste de préjugés confondants n'a aucune utilité bénéfique à qui que ce soit, aucune légitimité, ni aucune raison d'être : il s'agit simplement de faire mousser un site internet, de montrer la créativité (?) d'élèves à qui l'on n'a manifestement rien appris, et de faire passer pour une véritable réflexion une stupéfiante enfilade de perles (6). 

Instruire, c'est justement amener les élèves à dépasser les lieux communs. Mais les bons sentiments pédagogiques favorisent la naissance et la diffusion de boniments démagogiques."

M.M.

La cocotte s'en déchaîne ! 46%20(58)

Par Cocotte - Publié dans : Politique
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